Nicolas Sarkozy lance la future Ariane à Vernon !

Nicolas Sarkozy lance la future Ariane à Vernon !
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Si l'Europe talonnée par les pays émergents reste la deuxième puissance spatiale du monde, la Normandie représente la troisième région française pour ce secteur stratégique. L'enjeu pour le président de la République Nicolas Sarkozy en visite hier à Snecma (Groupe Safran/moteurs d'Ariane) est double : soutenir une industrie qui représente 11 000 emplois en France dont le dixième sur le site vernonnais, et réaffirmer que l'espace est un domaine prioritaire pour la nation.

 

Dans le centre culturel de Saint-Marcel près de Vernon, au côté d'Eric Besson ministre de l'Industrie, Valérie Pécresse en charge de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Bruno Le Maire qui s'occupe désormais d'Aménagement du territoire, le chef de l'Etat participe à une table ronde en trois chapitres : stratégie, innovation, et formation. Face à lui, et au millier de militants venus faire la claque, sont installés les dirigeants des poids lourds Safran et EADS, mais aussi de jeunes entrepreneurs à la tête de PME innovantes.

 

Venu réaffirmer « que l'ambition spatiale reste une priorité stratégique de la France », Nicolas Sarkozy a ramené dans sa hotte du Grand emprunt « 250 millions d'euros pour travailler sur les nouveaux lanceurs successeurs d'Ariane 5 ». Avec ses ministres, il signe le premier acte de cet engagement, soit 82 millions d'euros débloqués pour les études préliminaires de ce nouveau programme.

 

« Il n'est pas concevable de renoncer à l'ambition spatiale car les avancées technologiques de demain en dépendent. Et pour être autonomes, il nous faut des lanceurs. Il n'y a pas que les Etats-Unis qui investissent six fois plus que l'Europe, il y a aussi les puissances émergentes comme la Chine ou l'Inde dont je reviens, il faut qu'on se réveille ! », lance Nicolas Sarkozy, qui s'empresse d'ajouter que s'endetter pour l'avenir et les emplois de demain n'est pas « condamnable ».

 

L'étage supérieur du développement spatial étant l'échelle européenne, le président réclame « que les groupes privés qui bénéficient de la qualité des infrastructures mises en place par l'Europe participent aux investissements innovants et achètent européen. » La « préférence européenne » doit alors prévaloir au même titre que la « réciprocité » pour les relations commerciales avec les nouveaux concurrents que sont la Chine et l'Inde.

 

Le chef de l'Etat veut aussi mettre en avant l'innovation et félicite les deux présidents de start-up choisis pour participer à cette table ronde. La difficile connexion des deux univers, celui des grosses entreprises et celui des PME, représente un véritable enjeu car « nous avons des grands groupes et des petites entreprises mais qui ont du mal à devenir moyennes en développant l'export », souligne Nicolas Sarkozy.

 

Presque arrivé au terme de la réunion, il écoute le témoignage d'une jeune doctorante spécialiste de la combustion des moteurs. Une « passionnée » comme Céline Tournebize se définit elle-même, et une exception si l'on en croit le tableau dressé ensuite par le directeur du laboratoire CORIA. « Il faut que nous continuions de développer le nombre de doctorants qui sont intégrés aux entreprises », admet le président. Dans cette Normandie dont il semble connaître les atours touristiques et dont il veut défendre les atouts industriels…

 

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