Dans une lettre ouverte au Maire de Vernon, notre association a fait part du vif intérêt des parents d’élèves pour l’application du service minimum d’accueil dans les écoles primaires et maternelles lors de grèves importantes ou d’absences des professeurs.
Cette nouvelle loi, d’ores et déjà expérimentée dans plus de 2800 communes françaises lors des dernières grèves dans l’Education Nationale, vise à garantir une place pour chaque enfant à l’école afin que ni les parents ni les enfants ne puissent pâtir de l’absence d’un professeur.
Dans les communes qui font le choix de l’appliquer en signant la convention, les parents auront la garantie que leurs enfants seront accueillis pendant les horaires de classe à l’école.
Le service minimum d'accueil évite de pénaliser les parents d’élèves qui travaillent durant les grèves, et qui étaient jusqu’alors contraints de prendre des RTT ou congés « forcés ».
C’est une mesure résolument sociale, car les français ne sont pas tous égaux face à la grève des personnels de l’Education Nationale : il y a ceux qui bénéficient déjà d’un dispositif d’accueil dans leur commune, ceux qui peuvent recourir à un mode de garde payant ou qui ont la chance de pouvoir s’appuyer sur la solidarité familiale, et enfin ceux qui sont obligés de prendre un jour de congé ou d’aménager leurs horaires de travail.
Ce sont trop souvent les populations les plus modestes, comme les travailleurs précaires, et leurs enfants qui sont pénalisés lors de ces grèves.
La loi offre plus de clarté et de sécurité pour les parents. Pour le personnel enseignant, leur droit de grève n’est pas remis en cause ; dorénavant les professeurs faisant le choix de manifester devront prévenir le Rectorat 48 heures à l’avance. Celui-ci informera aussitôt les maires qui seront désormais en mesure d’organiser le bon accueil des enfants et donneront l’information légitime due aux parents.
La prise en charge des enfants au sein des écoles privées n’a jamais été contestée. Il est important que les parents puissent redevenir confiant et croire en une école publique de qualité pour leurs enfants. C’est pour cela que les français sont près de 72% à se déclarer favorables à la mise en place du SMA dans les écoles communales en cas de grève (sondage Ipsos-SIG réalisé les 9 et 10 mai 2008).
Enfin, c’est une bonne mesure pour notre budget municipal, le coût du fonctionnement de cette réforme étant quasiment financé par l’Etat.
Nous attendons toujours la réponse de M. Nguyen Thanh sur ces questions qui sont importantes pour les parents d’élèves vernonnais et que nous avons relevées dans notre dernier courrier en date du 27 Aout dernier.
Nous espérons que M. le Maire de Vernon fera preuve de courage politique en dépassant les querelles partisanes qui n’aboutissent pas au progrès, et appliquera dans notre ville cette mesure contribuant directement à l’équilibre et au bien être social de tous ceux qui comptent sur l’école publique.
Alexandre Huau-Armani
Chiffres clés
2800 : c’est à ce jour le nombre de communes ayant déjà mis en place le SMA durant les dernières grèves, tout bord politique confondu.
110 € : c’est le forfait que reçoivent les municipalités pour financer l’accueil de 15 élèves durant une journée.
3 sur 4 : c’est la part des français qui se sont déclarés favorables à la mise en place du SMA dans leur commune. (Ipsos-Sig)
8 : c’est le nombre d’intervenants nécessaires pour prendre en charge 100 jeunes enfants en toute sécurité.























